Pharmacie du Bailliage - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de Pharmacie du Bailliage et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmaciedubailliage-62120.pharmavie.fr/conseils Sat, 04 Dec 2021 05:55:53 +0100 <![CDATA[Sortez de la sédentarité !]]>  

Nous sommes nombreux à passer nos journées assis sur notre chaise de bureau, ancrés comme une moule à son rocher. Ce mode de vie moderne et sédentaire n’est pourtant pas bon pour la santé. Toutefois, ce n’est pas une fatalité ! Il est possible de contrer les effets de la sédentarité et de l’inactivité facilement au quotidien. Explications.

 

Les dangers de l’immobilité

Télétravail, confinement, longues journées au bureau, nombreuses sont les raisons qui nous contraignent à rester immobiles durant de longues heures tous les jours de la semaine. Ce mode de vie immobile nous transforme peu à peu en individus sédentaires, avec une activité physique proche de zéro une grande partie de la journée. Attention toutefois à ne pas confondre inactivité et sédentarité. Par exemple, une personne préparant un marathon qui court le soir et les week-ends, mais qui reste assise pendant 8 heures les jours de la semaine est active, mais sédentaire.

Malheureusement, en plus des habituelles douleurs chroniques bénignes et courbatures, la sédentarité a un impact non négligeable sur notre organisme. « À court terme, elle favorise l’apparition de troubles musculo-squelettiques » explique Jean-François Dumas, kinésithérapeute et secrétaire de général de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes. Ces troubles incluant les tendinopathies, les lombalgies ou encore les cervicalgies nécessitent souvent une prise en charge médicale. Très répandus, ils constituent aujourd’hui une véritable épidémie moderne ! À long terme, le maintien prolongé d’une position assise peut entraîner l’apparition de problèmes cardio-vasculaires. Toutefois, des solutions existent pour lutter contre la sédentarité.

 

Repenser ses journées de travail

La position assise n’est pas la meilleure, il faut bouger pour rompre la sédentarité. Profitez de vos pauses pour aller vous dégourdir les jambes et remettre en activité vos muscles restés inactifs. Si votre travail vous oblige à rester assis, pensez à changer régulièrement de position, par exemple toutes les heures. Il n’existe en réalité pas de mauvaise posture, l’important c’est de ne pas la conserver trop longtemps. Ainsi, il n’y a aucun mal à avoir les jambes croisées au bureau, tant que ce n’est pas toute la journée.

Pour limiter l’inactivité, le kinésithérapeute Jean-François Dumas propose par exemple de tendre les jambes à l’horizontale, l’une après l’autre. Cet exercice facile à mettre en place assis dans un bureau fait notamment travailler les ischio-jambiers, souvent mis à mal durant les longues journées de travail. Pour remettre en activité les muscles fléchisseurs de la main, vous pouvez lever et étirer la main loin devant vous, le regard porté vers l’horizon.

Un bon siège de travail, que ce soit au bureau ou à domicile permet aussi de prévenir l’apparition des douleurs. À la maison, il est donc judicieux d’investir dans un équipement adapté pour vos journées en télétravail. En plus d’être confortable, votre fauteuil doit pouvoir être réglable en hauteur, pour idéalement former un angle de 120° entre les cuisses et le haut du corps. Choisissez-le avec cinq roulettes pour optimiser les déplacements et vérifiez que le fauteuil soit bien pivotable. Enfin, si possible, adoptez un siège disposant d’un appui lombaire pour soutenir la partie basse de la colonne vertébrale.

 

Rester actif !

En dehors des horaires de travail, il est conseillé d’adopter un mode de vie actif et de privilégier les loisirs qui vont entraîner les muscles posturaux. Et pour cela, toutes les solutions sont bonnes. Jean-François Dumas liste quelques idées facilement adoptables au quotidien :

- prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur,

- marcher au lieu de prendre la voiture,

- choisir le vélo au lieu des transports en commun quand la distance est longue,

- jardiner ou aller cueillir des champignons au lieu de regarder la télévision.

 

Au final, sans s’inscrire dans une salle de sport, les solutions sont nombreuses pour pratiquer une activité physique facilement. À vous de trouver votre programme pour atteindre les 150 à 300 minutes hebdomadaires d’activité d’intensité modérée recommandées par l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) afin de maintenir votre organisme et forme, et ainsi prévenir des maladies telles que les troubles cardiovasculaires, le cancer ou encore le diabète.

 

Se remettre au sport

Pour réaliser une activité régulière toutes les semaines, l’une des meilleures solutions reste de se mettre au sport. Tous les sports sont bons, tant qu’ils sont réalisés de manière modérée et non intense. À trop haut niveau, les activités sportives peuvent rapidement provoquer l’apparition de blessure. Choisissez donc le sport qui vous convient le plus et qui respecte vos éventuelles pathologies. Le Médicosport­-santé, mis en place par le Comité olympique français, est un ouvrage gratuit qui présente les différents sports et leurs bienfaits sur l’organisme. Vous pouvez le consulter gratuitement sur internet.

Il n’y a pas d’âge pour se mettre au sport. Il est toutefois conseillé pour les personnes âgées ou fragiles de demander conseil à un médecin et/ou un kinésithérapeute qui pourra vérifier quelles activités sont le plus adaptées à votre condition physique. Quel que soit votre âge, il reste néanmoins important de respecter les signaux d’alerte de votre corps et de ne pas forcer si vous ressentez une douleur inhabituelle.

En ce qui concerne la fréquence, le kinésithérapeute recommande une activité sportive modérée de 40 minutes à 1 heure à effecteur trois fois par semaine. Des outils (montres, cardiofréquencemètres) permettent de mesurer votre rythme cardiaque pendant le sport afin de vérifier que votre corps fournit bien un effort.

 

Et les étirements ?

Entre 20 et 80 ans, notre masse musculaire diminue si elle n’est pas entretenue. Le sport permet de conserver, voire d’augmenter, la puissance de nos muscles. Toutefois, il est également important de veiller à maintenir leur élasticité. La pratique régulière d’étirements maintient leur élasticité tout en développant la souplesse corporelle. Vous pouvez par exemple en intégrer à la fin de vos activités sportives afin d’avoir des muscles combinant force et flexibilité. Attention néanmoins, le rôle des étirements dans la prévention des blessures liées au sport ne fait toutefois pas consensus dans la communauté scientifique.

 

Par Baptiste Gaborieau

Journaliste scientifique

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<![CDATA[Les labels verts]]>  

La consommation de produits bio et naturels est une tendance qui ne cesse de s’accroître chez les français. Face à la multiplication des labels, pour certains non-certifiés, il est souvent difficile de se repérer. Quelques éléments clés pour y voir plus clair !

 

Un retour au naturel

La naturalité est un concept d’écologie politique qui s’applique désormais aussi à notre façon de consommer. Face aux scandales répétés que connaît l’industrie agro-alimentaire depuis plusieurs années (lasagnes à base de viande de cheval en 2013, les œufs contaminés au fipronil en 2017, ou encore la contamination du sésame à l’oxyde d’éthylène en 2020), les pratiques de consommation des français évoluent. Une enquête récemment commandée par l’Ifop sur les habitudes de maquillage des françaises pendant le confinement signale une diminution de l’usage des cosmétiques (phénomène du « No Make Up »), associée à un intérêt croissant pour les produits naturels. Mais à mesure que ces besoins se développent, une confusion s’installe entre plusieurs notions : agriculture biologique, produits naturels et produits d’origine naturelle. Décryptage de ces concepts.

 

Les produits biologiques

Les produits « bio » regroupent les produits agricoles et les denrées alimentaires produits, transportés et conservés selon les règles établies pour l’Agriculture biologique. En France, il existe une trentaine de labels accrédités par des organismes spécialisés pour certifier qu’un produit est « bio ». S’ils présentent tous des particularités, ils partagent néanmoins quatre valeurs centrales :

- l’absence de pesticides,

- la quasi-inexistence d’organismes génétiquement modifiés (le pourcentage peut varier),

- la qualité

- et la traçabilité

 

Exemples de labels « bio »

- Le label Agriculture biologique et le Label européen

- Le label BIO cohérence

- Les labels français bio DEMETER et BIODYN

- Le label EcoCert

- Le label bio Cosmos

- Le label Soil Association

 

Les produits naturels

Les produits naturels ne sont pas forcément bio, ils correspondent à l’ensemble des produits extraits de la nature et se divisent en deux groupes : les produits 100 % naturels et les produits d’origine naturelle.

Les produits 100 % naturels comprennent l’ensemble des produits bruts issus de la nature n’ayant subi aucun traitement chimique. Il peut s’agir, de plantes, de fruits et légumes ou de matières naturelles comme des extraits végétaux ou des minéraux.

Les produits d’origine naturelle regroupent les produits naturels ayant subi des transformations chimiques au moyen de procédés comme la distillation, la centrifugation, l’extrusion, l’extraction ou la filtration. En revanche, ces produits ne peuvent avoir été traités à l’aide d’agents chimiques tels que les pesticides.

Les labels qui encadrent la production des produits naturels existent, mais ne sont pas certifiés par des organismes indépendants spécialisés et ne font donc pas l’objet d’un cahier des charges strict et validé. L’utilisation du terme « naturel » n’est pas contrôlée et semble plus relever d’une exploitation marketing. Pour autant, les produits « naturels » ne sont pas forcément plus mauvais d’un point de vue sanitaire et gustatif que les produits bio. Certains d’entre eux pourraient même recevoir la certification bio. Cependant, la labélisation a un coût que certains producteurs ne peuvent, ou ne veulent pas prendre en charge. De fait, les produits naturels sont souvent moins onéreux dans le commerce que les produits certifiés « bio ».

 

L’exemple du Clean Label

Le Clean Label est un visa non certifié qui s’engage pour une alimentation plus saine. Il préconise :

- la simplification et la réduction de la liste des ingrédients utilisés (phénomène du manger « sans »),

- l’utilisation exclusive de produits naturels,

- la réduction de la présence d’allergènes (comme le gluten et le lactose), d’arômes et d’additifs

- et l’absence d’OGM et de sucres ajoutés.

 

Par Alexandre Lefebvre

Journaliste scientifique

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<![CDATA[À mes sœurs de combat]]>  

À 27 ans, Julie Meunier apprend qu’elle a un cancer du sein. Cette épreuve lui fait revoir ses priorités et une fois en rémission, elle se lance dans Les Franjynes, une alternative à la perruque pour les femmes et hommes atteints d’alopécie. Boostée par ce besoin d’aider les autres, elle écrit À mes sœurs de combat, un hommage aux patients qu’elle a côtoyé.

Rencontre.

Propos recueillis par Léna Pedon

 

Comment avez-vous découvert votre cancer ?

Julie Meunier : Depuis toute petite, ma mère me répète tous les ans que le début d’année est le parfait moment pour réaliser un check up médical. Début février 2015, j’ai rendez-vous chez mon gynécologue. En me palpant les seins, il a senti un “petit kyste”, mais ne s’inquiète pas plus que ça. Trois semaines plus tard, en voulant mettre mon soutien-gorge, j’ai senti quelque chose qui me gênait et j’ai découvert une grosse boule. J’en ai rapidement parlé à ma mère, qui m’a pressée de retourner voir le médecin. À l’époque j’étais juriste, je travaillais énormément et j’ai laissé traîner. Mais ma mère m’appelait tous les jours jusqu’à ce que je reprenne rendez-vous. Et heureusement, car elle m’a sauvé la vie.

J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein HER2+ amplifié hormono-dépendant 100 % récepteurs à œstrogènes de grade III.

 

Comment s’est déroulé le traitement ?

J.M. : Ce cancer était très agressif. J’ai eu 18 mois de traitement, 24 chimiothérapies, deux opérations, de la radiothérapie, de l’immunothérapie et de l’hormonothérapie. J’ai eu la chance de participer à un essai clinique, qui a été très concluant.

J’ai rapidement compris que la chimio c’était ma copine et qu’elle était là pour m’aider à guérir même si c’était une copine martyrisante. À chaque séance, je me disais une de moins et un pas de plus vers la rémission. Ces 18 mois de traitement sont relativement passés vite, parce que j’étais enchaînée avec des examens, des médecins. L’après est plus compliqué. Une fois le traitement fini, on vous dit « on se revoit dans 3 mois » et là, c’est bizarre. Puis un jour, vous oubliez presque d’aller à votre rendez-vous de contrôle. Cela fait 5 ans que je suis en rémission, et on est sensés me déclarer guérie cette année. Ça valait le coup de faire ces 18 mois de traitement sérieusement !

 

Comment avez-vous vécu votre féminité à travers votre cancer ?

J.M. : Étrangement, je ne me suis pas sentie moins féminine. Quand on m’a annoncé le cancer, la première réflexion que je me suis dite c’est « je vais perdre mes cheveux », la deuxième « je vais perdre mon sein » et la troisième « je vais mourir ». Les stigmates physiques dans les cancers, c’est ce qu’il fait le plus peur et la chute de la pilosité est marquante. Au-delà de la perte de la féminité, c’est surtout la perte de mon identité. J’ai toujours eu les cheveux longs et quand ils sont tombés, je ne me suis plus reconnue dans le miroir. Il a fallu que je me réapproprie une identité qui me convenait durant les traitements, pour être bien avec moi-même pour être bien avec les autres. C’est hyper important de se sentir bien dans sa peau quand on vit quelque chose comme ça, il y a une vraie transformation physique, parce qu’ensuite on n’est plus jamais la même personne, il y a des cicatrices physiques et psychologiques qui restent à vie. Une maladie comme ça, ça vous change.

 

Comment fait-on pour se “réapproprier son identité” ?

J.M. : Je me la suis réappropriée de façon très féminine. Je m’étais bidouillée mon propre système de frange, je mettais de gros turbans sur la tête. Que je sorte chauve ou avec un énorme nœud sur la tête, dans tous les cas, on allait me regarder. Alors je préférais qu’on me regarde parce que j’avais du style plutôt que par pitié.

J’avais répertorié plein de façon de nouer des turbans, car je sentais une vraie sensation thérapeutique dans le nouage de turban pour se coiffer : je n’avais plus de cheveux, mais je me coiffais quand même tous les jours. J’ai moins souffert de la perte de mes cheveux. Par contre, tous les matins avant que je me prépare, c’était dur. Mais une fois sortie de la salle de bain, j’étais de nouveau moi.

La beauté n’avait rien de futile, elle était presque vitale.

 

« La beauté n’avait rien de futile, elle était presque vitale. »

 

Comment vous êtes-vous lancée dans Les Franjynes ?

J.M. : J’avais commencé l’écriture d’un blog sur la gestion de la féminité durant le cancer, et souvent j’y mettais des photos de comment j’étais coiffée. Les personnes qui me suivaient n’arrêtaient pas de me demander où je les achetais. Je me suis dit que si je me sortais de cette histoire, je créerais ce système de frange pour les autres. Mais il y avait une condition à cela.

Face à la maladie, on est tous sur la même marche. Dans une salle d’attente, on pouvait comprendre la classe sociale des patients rien qu’en regardant leur perruque, car cela coûte entre 300 et 3 000 euros et que chacun en achète une à la hauteur de ses moyens. Ce n’est pourtant pas un accessoire de confort : le poids du regard est dur psychologiquement à gérer. Alors je ne voulais les créer à la condition que ce soit accessible à tout le monde et qu’il y ait une prise en charge totale par la sécurité sociale.

Je me suis battue pour obtenir la reconnaissance de la sécurité sociale comme quoi j’avais créé une prothèse capillaire à part entière. Aujourd’hui, on est sur une prothèse capillaire partielle accompagnée d’accessoires textiles et avec une prise en charge totale de 125 euros. Comme l’accessoire coûte moins de 125 euros, la prise en charge est totale quand les produits sont achetés en boutiques spécialisées ou en officines agrémentées sécurité sociale.

 

Pouvez-vous nous parles des Franjynes ?

J.M. : Les Franjynes sont de fausses franges, qui tiennent sur des têtes qui n’ont pas de cheveux grâce à un système que j’ai breveté. Il y a deux systèmes de franges :

  • un pour le front : elle se pose au niveau de la fontanelle, la mèche se place à droite ou à gauche en fonction de l’envie, et après vient le turban que la cliente a choisi. La frange et le turban sont dissociés,
  • et un pour les personnes qui n’ont jamais eu de franges sur le front : ce sont des franges pour l’arrière de la tête (franges reverse). Les cheveux commencent derrière les oreilles et prennent toute la nuque.

Les Franjynes ont 4 ans, et aujourd’hui nous travaillons avec des matières qui sont très techniques : les bonnets fabriqués sont thermorégulants anti-UV et certains sont même antibactériens pour aller dans les chambres stériles si besoin, tout en étant super méga stylés. Ce n’est pas parce que c’est remboursé par la sécurité sociale, que cela doit être moche !

Nous avons également un showroom agrémenté sécurité sociale à Nice où l’on reçoit les patientes sur rendez-vous pour faire des essayages, et 270 partenaires revendeurs à travers la France, les Dom-Tom, l’Europe et le Canada.

 

Sur votre site internet, il est écrit que Les Franjynes est fondée sur des valeurs de solidarité et environnementale. Pouvez-vous vous en dire plus ?

J.M. : Les Franjynes ont un vrai engagement RSE (responsabilité sociale des entreprises). L’entreprise est sociale et solidaire : tous les mois nous reversons une partie à la recherche contre le cancer, entre 5 000 et 6 000 euros par an. En particulier depuis 2 ans à Unicancer pour un projet de recherche européen : MyPeBS (My Personal Breast Screening) sur l’individualisation du dépistage du cancer du sein coordonné par Unicancer en France. Je suis intimement persuadée que le dépistage est le plus important.

Tous nos produits textiles sont fabriqués dans un atelier protégé qui prône l’insertion professionnelle. Nous ne faisons pas de production de matière première, mais nous avons des partenariats avec des maisons françaises, soit par dons de rouleaux soit par achats. Comme ça, rien ne dort inutilement dans des entrepôts pendant des mois. C’est pour cela qu’on ne fait pas de soldes : je préfère vendre toute l’année au juste prix en tirant au maximum sur mes marges, que de vendre 70 % plus cher et faire des soldes deux fois par an. Nous avons cet engagement depuis le début, que l’entreprise ait un impact positif sur la société.

 

Vous avez sorti un livre, À mes sœurs de combat, dans quel but l’avez-vous écrit ?

J.M. : J’ai eu un vrai syndrome de l’imposteur à son écriture, parce que je n’avais pas prévu d’écrire un livre. C’est Larousse qui est venu me chercher, car une éditrice me suit depuis des années sur les réseaux sociaux et adorait ma façon d’écrire, de parler du cancer, sans minimiser mais sans dramatiser non plus. Je ne pensais pas avoir un jour la chance et la prétention d’écrire un livre pour Larousse. J’ai saisi l’opportunité, de peur de regretter un jour, même si je n’avais clairement pas le temps pour !

C’est un livre presque autobiographique. Je raconte mon parcours du combattant, la sororité et la fraternité que j’ai pu vivre dans ce parcours avec les autres patients. C’était un hommage pour eux, pour qu’ils puissent mettre des mots à leurs maux.

Ça a parfois été compliqué à écrire, parce qu’il a fallu que je me replonge dans la maladie, et le corps humain a la faculté d’oublier.

Il est sorti en janvier 2021. J’ai de super beaux retours, j’ai écrit ce livre pour passer un message et pour continuer ce que je fais depuis 4 ans : aider mes pairs et les déculpabiliser, et même les soignants. Je suis heureuse que Larousse m’ait donné cette chance.

 

Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

J.M. : J’ai l’impression d’avoir pris 30 ans de maturité. Entreprendre est une expérience incroyable qui nous oblige à nous surpasser, et écrire un livre aussi. Aujourd’hui je me sens très bien. Pour tout vous dire, on a eu une magnifique surprise, mon cadeau de guérison. Ça fait 4 ans qu’on me dit que je suis en pré-ménopause et on m’annonce que j’attends un bébé. C’est incroyable. La vie est capable du pire comme du meilleur.

 

À mes sœurs de combat, comment le cancer m’a transformée. Aux éditions Larousse. 288 pages. 18,95 €.

« À mes sœurs de combat est un témoignage sincère, profondément résilient et parsemé de touches d’humour. Sans édulcorer ni minimiser, Julie Meunier nous montre qu’une épreuve peut se transformer en expérience, et nous révéler à nous-mêmes en nous poussant à devenir la personne que l’on rêvait d’être. »

 

0ù trouver Les Franjynes ?

lesfranjynes.com

Instagram : @lesfranjynes

La Maison des Franjynes, 20 rue vernier, 06000 Nice (uniquement sur rendez-vous, du mardi au vendredi entre 10h et 16h)

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<![CDATA[L’alimentation influence-t-elle notre beauté ?]]>  

En tant que pharmacien, j’observe régulièrement des problèmes de peau dont les manifestations constantes ou cycliques sont difficiles à traiter. Au-delà de l’indispensable conseil d’un spécialiste dans les cas les plus sensibles, je ne peux que constater qu’une prise en charge globale tend à améliorer l’état de cette barrière cutanée si fragile et si indispensable.

 

L’influence de l’alimentation

Nous évoquons souvent l’hypothèse que notre peau est le reflet de notre “intérieur”, de nos émotions, et de notre hygiène de vie au sens large. Effectivement, si les soins cosmétiques et/ou les thérapies associées arrivent à recadrer la majorité de ces sensibilités, nous ne pouvons que constater l’influence de facteurs extérieurs et de facteurs de risque sur notre “enveloppe” cutanée : le manque d’éclat du visage d’un trentenaire assidu au tabagisme, les difficultés de cicatrisation d’un diabétique ou d’un asthmatique en “manque” d’oxygène, les exacerbations d’un psoriasis en cas de vie stressante, ou encore les conséquences de la déshydratation sur la peau d’une personne âgée…

Il ne faut surtout pas négliger le dynamisme de nos fonctions hépatiques sans lequel nous ne pourrions synthétiser certains éléments. Le foie est également au cœur de nombreux métabolismes et est surtout le centre de la détoxification. Acides aminés soufrés (taurine, glutathion), polyphénols, et antioxydants issus du règne végétal sont fortement impliqués dans ces phases “détox” : ail, curcuma, thé, artichaud, crucifères, agrumes, betterave, poireaux, avocats, pour n’en citer que quelques-uns, sont souvent intéressants devant une dermatose ou une peau à problèmes ! Une supplémentation adaptée peut également venir en soutien.

 

Un organe formidable

Sur le plan alimentaire, quels sont les nutriments favorables ou quels sont ceux qui influencent le renouvellement de la peau ?
La peau se renouvelle sans cesse, de 28 jours à l’âge adulte à quelques mois quand les décennies s’accumulent. Ce cycle immuable débute depuis la couche profonde régénératrice de la peau jusqu’à la desquamation des cellules mortes en superficie. Ce temps de renouvellement dépend ainsi de l’âge, mais aussi des éléments qui l’agressent (UV, acidité, pollution, notre propre métabolisme…), de la capacité à oxygéner nos cellules et donc de notre niveau d’activité physique, et, malheureusement, de facteurs génétiques, de déséquilibres hormonaux et bien évidemment d’éléments nutritionnels dont elle a besoin.

Pour remplir ses fonctions protectrices, thermorégulatrices, sensorielles - tout en gardant sa souplesse, son élasticité, sa tonicité et sa résistance - cette interface cutanée, entre environnement et milieu intérieur, doit être suffisamment hydratée et recevoir de bonnes protéines, des acides gras spécifiques, des minéraux et surtout beaucoup d’antioxydants.

 

Point trop de sucre

Attention cependant aux phénomènes de glycation que les diabétiques connaissent bien. Pour faire simple, la glycation est une altération des protéines par le sucre. Cette “caramélisation” altère les protéines de soutien de la peau (collagène, élastine…), nos immunoglobulines et certaines enzymes qui nous défendent, nos neurones qui contrôlent notre sensibilité, notre réactivité… Rappelons qu’une empreinte glucidique forte augmente les risques infectieux. Les infections cutanées s’installent en effet plus facilement et les processus de cicatrisation sont moins rapides dans ces circonstances négatives !

Graisses saturées, graisses trans, excès d’oméga-6 et moindre richesse en oméga-3 augmentent les phénomènes inflammatoires, allergiques et douloureux. Les capacités de réparation, de régénération, de communication et l’immunité sont étroitement liées à cet équilibre en acides gras. Chaque membrane (au niveau externe de nos cellules, au niveau de l’enveloppe de notre code génétique ou de nos structures énergétiques…) est également constituée de deux couches de lipides, et l’intégrité de nos cellules cutanées dépend fondamentalement de cet équilibre.

 

Nourrir la peau

Oui, la peau se renouvelle, mais cette vie brève ne nous exonère pas de lui fournir quotidiennement les éléments qui la protègent. Ces fameux antioxydants que sont les vitamines E et C. Et nous pourrions y ajouter la vitamine D, dont la synthèse débute au niveau de la peau sous l’influence du rayonnement solaire. Ces protecteurs cellulaires (liste non exhaustive) permettent à la peau de remplir en toute “sérénité” ses fonctions d’interface, de régulation et de synthèse. Si la vitamine E s’insère dans les membranes pour protéger ses nombreux lipides, des antioxydants plus solubles forment des sentinelles à l’extérieur et à l’intérieur de nos cellules pour lui garantir son intégrité structurelle et génétique. Écoutons, observons, regardons la nature et sa capacité à mixer ces différents oxydants et profitons de leurs bienfaits en les intégrant à nos habitudes alimentaires !

Les fruits et légumes qui éblouissent nos yeux de leurs multiples couleurs sont des sources de nutriments tout aussi indispensables. De jour comme de nuit, la peau utilise les propriétés bénéfiques de ces catégories d’aliments : neutralisation de l’acidité environnementale, lutte contre les radicaux libres par la présence de vitamines protectrices, de minéraux et oligoéléments stimulateurs enzymatiques et d’une multitude d’antioxydants dont nos précédents caroténoïdes.

Les trois principaux (β-carotène, lutéine et lycopène) représentent d’ailleurs 70 % des caroténoïdes de la peau et l’aident à se protéger et à se reconstruire. Nous trouvons le β-carotène dans les poivrons, la carotte, épinard, laitue, tomate, patate douce, brocoli, courge, abricot ; la lutéine dans le jaune d’œuf, le chou frisé, les épinards, les courges, les pois verts ; et le lycopène principalement dans la tomate et ses dérivés.

 

Voilà un bref aperçu de ce que notre assiette doit contenir pour une peau tonique et éclatante. Lors de l’écriture de cet article, c’était la période estivale avec un semblant de liberté qui frémissait mais sous la menace d’une 4e vague, j’espère qu’à la lecture de ce n°175 de PharmaVie nous pourrons enfin ôter les masques et dévoiler notre visage pour montrer son plus bel atout : son sourire embellit de ces bons conseils !

 

Par Pascal Guerit

Docteur en pharmacie

DU Diététique et nutrition

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<![CDATA[J'ai mal à la tête… migraine ou céphalée ?]]>  

Les maux de tête sont les troubles neurologiques les plus observés dans la médecine générale. Quelle est la différence entre céphalée et migraine ? Quels en sont les causes, les symptômes et les traitements ? Faisons le point !

 

Céphalée ou migraine ?

Les céphalées sont des douleurs ressenties au niveau de la tête ou de la nuque. Elles se classent en deux groupes : les céphalées primaires (qui ne sont pas causées par un autre trouble) et les céphalées secondaires (qui sont la conséquence d’un autre trouble). Parmi les céphalées primaires, on distingue la céphalée de tension, l’algie vasculaire de la face (maladie grave et rare) et la migraine.

La céphalée de tension débute généralement par une douleur d’intensité légère à modérée ressentie à l’avant de la tête qui s’étend ensuite progressivement à l’ensemble du crâne (sensation d’étau). Elle peut être épisodique ou chronique et touche en moyenne 1 personne sur 2 tous les ans.

La migraine est une douleur d’intensité moyenne à sévère qui peut toucher un ou les deux côtés du crâne sous la forme de pulsations. Elle est souvent aggravée par la lumière, l’activité physique, les odeurs ou les sons et s’accompagne de nausées, de vomissements et d’une sensibilité accrue aux stimuli extérieurs (sons, odeurs et bruits). 18 % de la population estime souffrir de migraine chaque année, avec une prévalence 2 à 3 fois supérieure chez les femmes.

 

Quelles sont les causes de la migraine ?

La migraine est liée à une sensibilité accrue du système nerveux. Chez les personnes qui souffrent de migraine, les cellules nerveuses du cerveau sont plus facilement stimulées et provoquent une activité électrique qui perturbe différentes fonctions de l’organisme, telles que l’équilibre, la parole ou encore la vision. Les troubles apparaissent lorsque le 5e nerf crânien est stimulé (le trijumeau). Il libère alors dans les vaisseaux sanguins du cerveau et des méninges (membranes et tissus qui entourent le cerveau) des substances potentiellement inflammatoires et douloureuses. Dans 25 % des cas, ces troubles surviennent avant la céphalée, on parle alors « d’aura ». Les personnes affectées présentent généralement des troubles visuels, comme l’apparition dans le champ de vision de lumières clignotantes ou scintillantes, ou bien d’une tache aveugle, à contours scintillants. Plus rarement, la personne peut ressentir une perte d’équilibre, un engourdissement, des difficultés d’élocution, ou une faiblesse des membres. L’aura se manifeste de quelques minutes à une heure avant la céphalée et peut persister après son apparition. Parmi les facteurs déclencheurs (tels que le manque de sommeil, les changements de temps, la faim, le stress, certains aliments, ou une stimulation excessive des sens), l’influence des œstrogènes expliquerait la plus forte prévalence chez les femmes. Principales hormones féminines, les œstrogènes affecteraient les cellules situées autour du nerf trijumeau qui sont connectées aux vaisseaux sanguins de la tête.

 

Traiter les migraines

Les migraines ne peuvent pas être guéries, mais elles peuvent être bien contrôlées par différents traitements. Les céphalées d'intensité modérée peuvent être maitrisées par la prise de paracétamol ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les accès sévères peuvent être traités par la prise de triptans, de lasmiditan, ou de certains médicaments anti-vomitifs. Des traitements neuromodulateurs (neuro-stimulation) plus ou moins invasifs comme la stimulation magnétique transcrânienne peuvent être utilisés en préventif ; de même que la prise de certains médicaments comme les bêtabloquants ou les anticorps monoclonaux en fonction des comorbidités associées (insomnie, anxiété, obésité).

 

Conseils hygiéno-diététiques pour prévenir les céphalées et les migraines

Si les médicaments permettent de traiter les crises et dans certains cas de les prévenir, quelques règles d’hygiène et de diététique assurent un traitement de fond.

  • Il est tout d’abord recommandé de tenir un journal de ses crises dans lequel seront consignés la fréquence, les symptômes et si possible les facteurs déclencheurs. Une fois ces derniers repérés, il sera plus facile d’agir dessus.
  • Surveiller son alimentation en limitant les apports en sucres et en graisses, et favoriser une alimentation équilibrée. Il est préconisé de manger en petite quantité et à heures fixes, de boire beaucoup d’eau pour rester hydraté et de ne pas trop faire varier sa consommation de caféine.
  • Adopter une hygiène de vie saine : dormir suffisamment, avoir une activité physique régulière, arrêter de fumer.
  • Gérer son stress par l'acupuncture, l'hypnose, la relaxation, le yoga ou la gymnastique respiratoire.
  • Surveiller les causes hormonales et si besoin adapter son traitement.
  • En cas de crise, s’isoler des stimuli extérieurs.

 

Les céphalées de privation

Parmi les facteurs déclencheurs des céphalées, le manque de sommeil ou l’interruption d’un traitement hormonal chez les femmes peuvent occasionner la survenue de céphalées dites de « de privation ». Dans ce dernier cas, la céphalée est associée à une chute hormonale qui pourra être réglée par la reprise du traitement ou par son remplacement par un traitement hormonal substitutif.

 

Par Alexandre Lefebvre

Journaliste scientifique

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https://www.mesoigner.fr/conseils/496-jai-mal-a-la-tete-migraine-ou-cephalee
<![CDATA[Les secrets d’une peau hydratée]]>  

L’arrivée de l’automne signe le retour du froid et des problèmes de peau qui vont avec. Mais pourquoi l’hydratation de notre peau varie en fonction des saisons ? Et surtout, comment y remédier ? Nous vous donnons quelques éléments de réponse.

 

Il n’est pas facile de définir ce qu’est l’hydratation de la peau. Cette notion englobe souvent tout un ensemble de facteurs définissant l’état de notre épiderme et non pas seulement sa teneur en eau. Elle est notamment déterminée par la condition de la barrière hydrolipidique qui agit comme une barrière protectrice externe pour notre organisme. Quand cette hydratation n’est pas suffisante, la peau devient sèche et rugueuse, elle a tendance à perdre de son élasticité. À l’inverse, une hydratation mal régulée peut être la cause d’une peau grasse et de pores dilatées. Tout est dans l’équilibre !

 

Les effets du froid et de l’âge

Votre peau n’est pas la même toute l’année, car l’hydratation dépend fortement de facteurs externes. Froid, eau calcaire, exposition au soleil, pollution atmosphérique, tabagisme… Tous ces éléments peuvent déréguler l’aspect de votre peau. En automne, c’est principalement la baisse des températures qui entraîne un assèchement de l’épiderme. Le sang porteur de chaleur et d’oxygène est en priorité transporté vers les organes internes. Mal irriguée, la peau s’assèche et a tendance à être plus sensible aux micro-agressions du quotidien. Attention, une déshydratation peut aussi arriver en été, notamment après une forte période d’exposition au soleil sous de fortes températures.

En plus de ces variations saisonnières, la peau évolue avec l’âge. Avec les années qui passent, elle perd notamment en élastine et en acide hyaluronique. Résultat, les peaux âgées sont souvent asséchées et nécessitent d’être hydratées plus fréquemment. Alors, comment conserver une belle peau malgré les affres du temps et des éléments ?

 

Comment bien s’hydrater ?

Prendre soin de soi

« Une bonne hydratation de la peau passe avant tout par une bonne hygiène de vie » explique le Dr Flora Fischer, médecin et auteure du livre Confidences d’une dermatologue. Pour cela, le premier réflexe à adopter, c’est de respecter sa peau et d’éviter au maximum les agressions cutanées. Pour une peau en bonne santé, pensez ainsi à limiter les exfoliations, gommages et autres savonnages intempestifs. La dermatologue conseille ainsi de se laver la peau une fois par jour, de préférence avec un savon doux. Afin d’éviter les effets néfastes du soleil, il est impératif d’adopter des produits comportant une protection contre les rayons ultraviolets. Un écran total peut également être envisagé pour les peaux âgées ou ayant tendance à devenir sèche rapidement. Enfin, l’alcool et le tabac ont des effets néfastes pour la peau et pour la santé en général et doivent ainsi être évités autant que possible.

 

Utiliser des produits adaptés

Couplé à une bonne hygiène de vie, de nombreux produits promettent une meilleure hydratation de la peau, souvent sous la forme de crèmes hydratantes. Il est alors important de choisir une gamme de produits adaptés à votre situation. « Choisissez une crème légère si votre peau est normale à mixte et optez pour une crème grasse si vous avez la peau sèche » conseille le Dr Fischer. Ces crèmes peuvent notamment être utilisées au niveau des mains et du visage qui sont des zones exposées au froid et qui s’assèchent rapidement en hiver.

De nombreuses solutions naturelles permettent de se passer des crèmes dites industrielles. Il est ainsi possible de les remplacer par des huiles naturelles comme celles d’argan, de jojoba ou encore de coco. N’hésitez pas à vous renseigner pour mieux connaître leurs bienfaits et utilisations !

Si vous constatez que votre peau devient de plus en plus sèche avec les années, pensez à renforcer votre routine hydratation en y ajoutant par exemple un sérum. Appliqué avant la crème, il amplifie les bienfaits de vos soins quotidiens. Une crème de nuit est également une solution envisageable.

 

Surveiller son alimentation

Enfin, l’alimentation est un facteur clé à ne pas négliger pour optimiser l’hydratation de votre peau. En plus de boire suffisamment d’eau, le Dr Fischer recommande de veiller à avoir suffisamment d’acides gras de type oméga 3 dans votre régime alimentaire. Nous retrouvons notamment ces molécules dans les poissons gras comme le saumon. La dermatologue préconise également de consommer des fruits et légumes comme la carotte afin de maintenir un apport élevé en carotène. La vitamine D, retrouvée par exemple dans les fruits de mer, participe aussi à maintenir votre peau hydratée et en bonne santé.

 

 

Par Baptiste Gaborieau

Journaliste scientifique

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https://www.mesoigner.fr/conseils/495-les-secrets-dune-peau-hydratee
<![CDATA[Tout savoir sur les douleurs articulaires]]> L’articulation se compose du cartilage (tissu glissant qui recouvre l’os), l’os, la capsule articulaire (membrane qui enveloppe l’articulation), la membrane synoviale (revêtement qui tapisse l’intérieur de la capsule articulaire et qui secrète le liquide synovial), le ménisque (pour le genou) et les ligaments qui relient les muscles aux os.

Les douleurs articulaires sont la résultante d’une atteinte d’un des composants de l’articulation.

 

Quelles sont les causes des douleurs articulaires ?

Dans les causes les plus fréquentes on retrouve l’arthrose et l’arthrite.

L’arthrose est due à l’usure des cartilages liée à l’âge. Elle est souvent présente chez les personnes âgées, les personnes en surpoids, les sportifs qui ont beaucoup sollicité leurs articulations et les femmes après la ménopause.

L’arthrite est une inflammation ou une infection d’une articulation qui peut être chronique ou aiguë.

Les douleurs articulaires peuvent être liées à d’autres causes comme un traumatisme, une inflammation des ligaments ou des tendons, ou à des maladies comme la grippe ou la goutte.

 

Quels sont les symptômes des douleurs articulaires ?

Les symptômes varient en fonction des causes des douleurs articulaires.

En ce qui concerne l’arthrose, les articulations sont plus douloureuses au lever et elles s’améliorent au fil de la journée lorsque les articulations se sont échauffées. Si l’exercice est inhabituel ou trop intense la douleur s’intensifie de nouveau.

Pour ce qui est de l’arthrite, les articulations au visuel sont rouges et gonflées, et les douleurs perdurent tout au long de la journée.

Au long cours, en fonction des causes des douleurs articulaires, les articulations peuvent se déformer et les douleurs être présentes à chaque mouvement. Ceci entraîne la limitation de la mobilité des personnes.

 

Comment soulager les douleurs articulaires ?

Pour soulager les douleurs articulaires, il faut tout d’abord avoir une bonne hygiène de vie. Il est important de manger sainement, bien s’hydrater, bien dormir et ne pas fumer. Une bonne hygiène de vie permet à l’organisme de récupérer plus facilement et de réduire plus vite les douleurs. Éviter le surpoids et pratiquer une activité physique non traumatique comme la marche ou la natation amélioreront les douleurs. Si l’on pratique un sport intensif et de façon régulière, il faut penser à bien échauffer les articulations par des mouvements de rotation (chevilles, genoux, poignets).

Pour les arthrites, l’application d’une poche de glace améliore les douleurs.

Pour l’arthrose, il faut prendre son temps le matin, pour une remise en action des articulations de façon douce, s’aider au moyen d’une canne pour soulager les appuis sur les articulations douloureuses, et très important s’équiper d’une bonne paire de chaussures qui maintient bien le pied.

 

Quels traitements prendre pour les douleurs articulaires ?

Les douleurs articulaires aiguës sont traitées par des médicaments antalgiques comme le paracétamol, l’aspirine ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène ou le kétoprofène.

Cas particulier des arthrites infectieuses, elles seront traitées par des antibiotiques sous avis du médecin.

Quand les douleurs articulaires sont mineures, on pourra partir sur des traitements à base de phytothérapie, d’homéopathie, d’oligoéléments, ou d’aromathérapie.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, en cas de douleurs aiguës ou persistantes dans un premier temps, il faudra consulter votre médecin traitant.

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<![CDATA[Une alimentation saine pour optimiser notre système immunitaire]]>  

Il est certain que l’alimentation joue un rôle pour stimuler notre immunité. Que faut-il exactement pour renforcer notre système de défense et permettre à notre organisme de lutter efficacement contre les rhumes, la grippe et autres affections, y compris le Covid-19 ?

 

La nutrition est un fondement pour l’immunité. Lors d’une agression microbienne ou virale, les besoins du corps sont augmentés en énergie pour faire fonctionner le système immunitaire, mais aussi en protéines pour fabriquer des anticorps ainsi qu’en éléments médiateurs de l’inflammation tels que les oméga-3 et les vitamines.

 

Les protéines et oméga-3

Les protéines sont apportées par les viandes, œufs et poissons, et les oméga-3 sont présent dans l'huile de colza et les poissons gras.

 

La vitamine C

La vitamine C est bien connue comme étant un fondement de l'immunité. Elle est présente dans les fruits et les légumes, tout particulièrement dans les agrumes, les fruits rouges, le kiwi, les épinards, le cresson, le persil, le poivron et les choux. Elle est en grande partie dégradée par la chaleur (mieux vaut éviter les cuissons intenses et longues). Elle est un antioxydant puissant qui aide à la régénération des cellules immunitaires.

 

La vitamine D

La vitamine D a été récemment mise en lumière pour lutter contre le coronavirus Sars-CoV-2. Bien que cela ne soit pas un scoop, car elle est connue depuis longtemps pour ses propriétés essentielles à la bonne santé osseuse et son effet protecteur vis-à-vis des infections des voies respiratoires. La vitamine D est peu présente dans l'alimentation ; elle est surtout synthétisée par la peau sous l'effet des rayons ultraviolets et peut aussi être prise sous forme de complément. Les trois quarts de la population française, et même européenne, sont carencés en vitamine D. Or la vitamine D active les cellules lymphocytes T qui produisent des anticorps destinés à détruire bactéries et virus. Une supplémentation en vitamine D réduit le risque d'infection respiratoire aiguë de 70 % chez les patients carencés.

 

Les probiotiques

Véritables bactéries « amies », il s'agit de près de 100 000 milliards de bactéries présentes dans notre tube digestif (désignées par le terme de microbiote), les probiotiques empêchent les bactéries pathogènes de coloniser nos intestins en jouant un rôle barrière. La flore intestinale peut être significativement modifiée par un traitement antibiotique, une gastro-entérite, du stress, de la fatigue ou par une mauvaise alimentation. Ce déséquilibre augmente le risque d'infection. Pour renforcer le microbiote, il faut alors augmenter la consommation d'aliments lacto-fermentés (comme les yaourts, les laits fermentés, la choucroute) et également les aliments riches en fibres.

 

Les oligo-éléments

Les oligo-éléments sont des minéraux présents en très petites quantités dans notre corps et indispensables au bon fonctionnement de celui-ci. D’une manière générale, pour lutter contre les infections virales et bactériennes, les minéraux et les oligo-éléments agissent à plusieurs niveaux. Le fer est indispensable à la formation des globules rouges et pour les défenses immunitaires, en association avec la vitamine C. L'association cuivre/or/argent est bénéfique pour lutter contre les infections de la sphère ORL. Le cuivre est anti-inflammatoire, anti-infectieux et antioxydant (il aide à combattre la grippe). L'or est anti-inflammatoire et immunostimulant, et aide à lutter contre la fatigue après une maladie infectieuse. L'argent est anti-inflammatoire, il aide à combattre les rhumes, les rhinites et les sinusites.

Le zinc est un oligo-élément qui participe à de nombreuses fonctions dans notre organisme dont celui de stimuler le système immunitaire. Le zinc se trouve dans les aliments riches en protéines comme les crustacés, le foie, le jaune d'œuf, les céréales complètes. Mais il n'est pas stocké dans notre corps, et pour cette raison près de 80 % des adolescents sont carencés en zinc. Il peut être alors intéressant de le prendre sous forme de complément alimentaire. Sa dose journalière recommandée est de 15 mg par jour et lors d'une infection, il est recommandé de quadrupler cette dose pendant 7 jours : cela réduit de moitié la durée d'un rhume, à condition de commencer immédiatement le traitement après l'apparition des premiers symptômes.

 

Les données les plus récentes

Les récentes observations scientifiques relevées entre 2020 et 2021 chez des patients infectés par le Sars-CoV-2 confirment que les patients avec des symptômes sévères avaient une immunité plus faible et présentaient une inflammation excessive. Une récente étude parue dans The Lancet a montré que plus dramatique que le virus Sars-CoV-2 lui-même, est l’excès d’inflammation que notre corps ne peut réguler. Or nous savons que les oméga-3, la vitamine D, mais aussi certains microorganismes probiotiques participent à la gestion de l’inflammation dans notre corps, notamment par l’intermédiaire d’un microbiote intestinal en bonne santé.

Les taux d’oméga-3 les plus faibles seraient également corrélés aux taux de mortalité les plus élevés. À l’inverse, une autre étude montre que les patients avec les index oméga-3 les plus hauts ont une réduction de 75 % du risque relatif de mourir suite à une infection par le Covid-19. La consommation régulière de poisson gras (riche en oméga-3) permet d’atteindre une zone dite de « risque faible » pour la prévention des maladies inflammatoires et infectieuses.  Sur près de 400 000 répondants au Royaume-Uni, ceux qui ont consommé des compléments alimentaires avec probiotiques, acides gras oméga-3, et vitamine D réduisent le risque d’infection par le Sars-CoV-2 et la supplémentation en oméga-3 abaisse de 36 % le risque de mortalité. Cette amélioration significative de survie s'explique aussi par l'augmentation du nombre de lymphocytes dans le sang.

D’autre part, ajouter plus de diversité dans nos assiettes avec notamment des fibres qui nourrissent le microbiote et des produits fermentés qui permettent de l’enrichir avec d’autres microbes bénéfiques permet de modérer l’inflammation en association avec les oméga-3 et la vitamine D.

Le Professeur Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille recommande une alimentation barrière pour se prémunir contre l’obésité et la dénutrition qui sont des facteurs de comorbidité importants dans l’épidémie de Covid-19. Le microbiote intestinal joue un effet barrière comme un bouclier face à l’invasion par des germes pathogènes. Il est important de garder une bonne écologie intestinale pour garder microbiote en bonne santé, car son déséquilibre rend les intestins plus perméables aux agents pathogènes.

 

En conclusion

Des apports équilibrés en protéines et en lipides avec une bonne proportion en oméga-3 et riches en vitamines C et D et oligoéléments pourraient donc être proposés comme un accompagnement aux traitements médicamenteux employés afin de limiter le risque d’aggravation des symptômes lors d'une infection.

 

Par le Docteur Sophie Ortega

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https://www.mesoigner.fr/conseils/493-une-alimentation-saine-pour-optimiser-notre-systeme-immunitaire
<![CDATA[Tout savoir sur la résistance des antibiotiques]]> Les antibiotiques sont des médicaments utilisés pour lutter contre les infections dues à des bactéries (pneumonies, bronchites, otites, infections urinaires, septicémies…). Durant le 20ème siècle, ils ont permis de faire reculer considérablement la mortalité due aux maladies infectieuses. Les antibiotiques tuent les bactéries ou empêchent leur prolifération mais leur mauvaise utilisation entraîne la résistance des bactéries. Aujourd’hui, les nouvelles molécules se font rares, et il est parfois difficile voire impossible de combattre certaines bactéries pathogènes. Il est important de savoir que la résistance aux antibiotiques concerne tous les pays avec un degré variable en fonction de l’utilisation, de l’hygiène et des revenus, et elle touche aussi bien les hommes que les animaux.

 

Pourquoi les bactéries deviennent-elles résistantes aux antibiotiques ?

 

Les bactéries ne sont pas uniquement pathogènes, des bonnes bactéries constituent nos microbiomes et sont essentielles à notre bonne santé. Les bactéries ont une capacité à s’échanger des gènes entres-elles qu’elles soient donc pathogènes ou non.

Il existe deux types de résistance aux antibiotiques, soit la mutation chromosomique, soit l’intégration de plasmides (petits brins d’ADN circulaires qui se transmettent de bactérie à bactérie). Ce sont les résistances plasmidiques qui sont les plus répandues, elles représentent 80% des résistances et elles concernent plusieurs antibiotiques ou familles d’antibiotiques à la fois. C’est ce qu’on appelle la multirésistance.

Les bactéries utilisent plusieurs mécanismes de modifications génétiques pour résister aux antibiotiques comme l’imperméabilisation de la membrane de la bactérie, la production d’une enzyme inhibant l’antibiotique ou la modification de la cible de l’antibiotique.

 

Quelles sont les solutions pour lutter contre la résistance aux antibiotiques ?

 

Les antibiotiques doivent être prescrits pour une bonne indication. C’est-à-dire qu’ils doivent être prescrits pour une infection causée par une bactérie et non par un virus. Des tests de diagnostic rapides permettent de confirmer ou non une infection bactérienne et d’éviter des traitements antibiotiques inutiles.

Les bactéries peuvent être naturellement résistantes ou devenir résistantes à certains antibiotiques, un antibiogramme peut être nécessaire afin de choisir la bonne molécule à prescrire.

Pour une efficacité complète, la molécule doit être prescrite à la bonne dose et pour une bonne durée. Le dosage de l’antibiotique est dépendant du type d’infection et de la personne ou de l’animal (âge, poids,…) par lequel il va être pris. Les durées de prescription sont variables, elles peuvent être courtes (en une seule prise, 3, 5 ou 7 jours), elles doivent être respectées de façon stricte par le patient ou le propriétaire de l’animal.

 

Malgré la prise de conscience et la mise en place du plan national pour préserver l’efficacité des antibiotiques, la consommation d’antibiotique en France reste 30% supérieure à la consommation globale moyenne en Europe.

Il est important de bien respecter la prescription des médecins et les conseils du pharmacien lorsque vous avez une ordonnance avec des antibiotiques pour tous les membres de votre famille et de vos animaux.

 

Source :

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-associees-aux-soins-et-resistance-aux-antibiotiques/resistance-aux-antibiotiques

https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/resistance-aux-antibiotiques#causes-et-effets

Photo by Myriam Zilles on Unsplash

 

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https://www.mesoigner.fr/conseils/491-tout-savoir-sur-la-resistance-des-antibiotiques
<![CDATA[4 conseils santé pour vos animaux]]> Votre chien ou votre chat fait partie de votre vie. C’est un membre à part entière de votre famille et vous souhaitez ce qu’il y a de meilleur pour lui. Votre animal de compagnie a besoin d’être chouchouté pour rester en bonne santé le plus longtemps possible. Voici donc 4 grands conseils pour le bien être de votre animal.

 

Protéger son animal des maladies, des vers et des parasites

Vermifugez votre animal et protégez-le des puces et des tiques au rythme préconisé par la marque que vous choisissez. Les vermifuges évitent que des vers se développent dans l’intestin. Les puces et les tiques peuvent rendre la vie impossible à vos animaux (démangeaisons) et ils peuvent être vecteurs de maladies portant atteinte à leur santé, comme la maladie de Lyme transmise par les tiques.

La vaccination est vivement conseillée par les vétérinaires, notamment contre certaines maladies courantes et contagieuses pouvant avoir des conséquences graves sur la santé de vos animaux. N’hésitez pas à demander des conseils.

 

Offrir une bonne hygiène à son animal

Les chiens, plus que les chats, ont besoin d’être lavés régulièrement avec un shampoing adapté, sans dépasser un bain par mois. Le soin des dents, des yeux et des oreilles est important. Il existe de nombreuses gammes et de nombreux produits adaptés pour vos animaux. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

Donner une alimentation adaptée et une bonne hydratation à son animal

Tout comme pour nous, la qualité et la quantité d’alimentation que vous donnez à vos animaux est primordiale. Ils ne peuvent pas manger de tout et ont besoin d’une nourriture adaptée. Par exemple, un chiot ou un chaton n’a pas les mêmes besoins qu’un chien ou un chat adulte.

En parlant d’alimentation, il est important de surveiller la courbe de poids de votre animal et de donner les bonnes rations en fonction. Attention de ne pas laisser s’installer une obésité qui touche de nombreux animaux de compagnie.

Changez le bol d’eau tous les jours, voire plusieurs fois par jour en fonction de son état de propreté et de fraîcheur. Surveillez que votre animal ne se mette pas à boire plus qu’avant et à uriner davantage, si tel est le cas, veillez à consulter un vétérinaire.

 

Préserver l’équilibre mental et physique de son animal de compagnie

Le chien et le chat, comme nous, ont besoin de se dépenser régulièrement. Pour les chiens, des balades régulières ou autres activités physiques avec leur maître, dans des endroits où ils ont plein d’odeur à renifler, est un plaisir pour eux. Pour le chat, ils sont beaucoup plus solitaires et n’ont pas besoin que leur maître les accompagne.

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https://www.mesoigner.fr/conseils/481-4-conseils-sante-pour-vos-animaux